25.09.2009

ossature poteaux poutres

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L'ossature poteaux poutres

 

Introduction

La conception des maisons dites poteaux poutres se différencie des standards industriels classiques avec les panneaux déjà assemblés en usine qui permettent une réduction considérable du temps de chantier et des sections des pièces porteuses. La structure porteuse est en général des chevons de 50 x 195 - 250 mm, parfois remplacés aujourd'hui par des poutres et poteaux en I plus résistants à la flexion.

Nous allons rester ici dans un cadre plus conventionnel, celui de la technique dîte du poteau poutre qui rejoint les techniques plus traditionnelles utilisées tant dans la réalisation des chalets alpins, au moins dans ma région d'adoption qui est la Haute Savoie (réalisation chalets Sage par exemple) que dans celle plus connue de la technique dite du colombage.

Pour visualiser mieux les photos , n'oubliez pas de cliquez sur chacune pour les avoir sous une forme plus visuelle et/ou lisible.

Le colombage

Les bois utilisés sont les bois durs locaux, en général du chêne. La tradition du colombage est resté pérenne dans les régions ayant un sous sol peu propice à l'extraction des pierres. L'usage de la pierre hors les chateaux et monuments était d'ailleurs limité pour les habitations jusqu'à ce qu'un édit de Colbert interdit l'usage du bois dans la construction hors charpente, pour des motifs évoqués quant aux risques de feu, plus particulièrement dans les centres urbains, et plus encore pour des mesures conservatoires dans un pays sinistré quant à la situation de sa forêt; n'oublions pas que la forêt était sans cesse "grignotée" par les actions pastorales et agraires faites par une population majoritairement rurale.

L'usage du colombage s'est donc maintenu dans les régions à faible potentiel pierre de construction (côte d'albatre en Normandie par exemple) et encore concurrencé par la brique (les plus anciennes étant appelées briques de St Jean qui offraient un confort d'habitat bien supérieur à celles ultérieures plus solides, mais plus cuites, et qui limitaient de fait la perméabilité des murs). certains me diront que la brique pouvait être ajoutée entre poteaux et colombes, ce qui est vrai.

La base du colombage est à la fois simple et complexe. Simple parce qu'il s'agissait d'assembler des pièces de bois tirées des arbres de haie (matériaux de proximité), de tenir les grandes pièces de bois sur les coins (poteaux cornier) par d'autres pièces disposées obliquement appelées colombes (d'où le terme maisons à colombage), de disposer des pièces intermédiaires pour structurer l'ensemble, le tout fixé sur des poutres basses et hautes, et de remplir les vides toujours avec des matériaux locaux, pisé ou torchis recouvert par un enduit, en général un mélange de chaux ou marne, sable...

Complexe, car il s'agissait d'abord de s'adapter aux caractéristiques des matériaux locaux. Inutile donc de vous dire que les chênes courbes, bas branchus, brogneux de nos haies étaient les bois le plus usités. Par ailleurs, en l'absence de moyens perfectionnés de sciage, les débits étaient plutôt obtenu par la voie du fendage. Il appartenait ensuite de faire appel aux compétences des "maîtres charpentiers" (ils n'en avaient pas souvent le titre puisqu'il s'agissait d'un savoir faire plus transmis que didactique) pour assembler des pièces hétérogènes et d'adapter chacune pour réaliser un ensemble harmonieux. Inutile aussi de dire qu'il s'agissait parfois de réalisations parfois hétéroclites, sans un trop grand respect de la géométrie, et que les murs présentant des courbures de même que pour les faitières n'auraient pas été admis dans les règles et normes actuelles, ce qui n'empêche nullement que ces réalisations ont parfois plusieurs siècles d'existence. Ce type de réalisation dans le respect des règles de l'art ne peut aujourd'hui être que l'oeuvre de passionnés, car le coût de la main d'oeuvre et aussi la perte de savoir faire sur l'ajustement de pièces parfois difformes et qui font sinon tout l'attrait de ce type de maison nécessiteraient des coûts si élevés qu'il serait économiquement peu rentable d'en faire la demande auprès des entreprises.

Complexe aussi, car le savoir faire n'était que local (pas de téléphone mobile), la difficulté quant à ce type de réalisation induit des variantes régionales, voire locales, et chaque colombage reste la signature de la région où on se trouve.

 

Mon collègue et ami Joel Bouguet commercialise des maison à profil colombage réalisés en pré cut  sur des bois durs du Brésil via un des producteurs qui me sollicite en consultance pour développer ses affaires. Cette maison déjà présentée est un prototype commercialisé. Merci de prendre contact avec lui via jmconcept.35@orange.fr

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colombage structure autre face.jpg

 

 

 

 

 

 

 

L'ossature poteaux poutres

Le principe général repose sur des grosses sections de bois, de 150 x 150 à 180 x 180, plus fortes encore pour des commandes spéciales, toujours sur la base de bois durs issus du Brésil (voir note à la fin sur l'origine des bois et me permettre de répondre aux oppositions quant au processus de deforestation qui ne correspond en rien à ce que nous proposons ici)

Plutôt que d'imposer encore une fois encore une lecture importante, je vais tout simplement montrer les photos sur le concept général technique.

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Poteaux rainurés 180 x 180

 

 

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Insertion des clins 45 mm dans les

fentes du poteau

 

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ajout de lisses basses

 

 

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Renforcement du poteau

par chevon 120 x 60

 

VENTURA LE LOUP WALL 005.jpg

 

Chevron intermédiaire

entre poteaux

 

 

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Pose lisse haute

et entretoises

 

 

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assemblage clins

45 mm sur rainure

poteau et chevrons

verticaux

VENTURA LE LOUP WALL 013.jpg

 

 

pose clins intérieurs

28 - 35 mm

 

 

Les poteaux sont insérés sur une base fondation par des tiges métalliques selon schéma

 

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Quelques bases techniques sans commentaires

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et l'ensemble de ces éléments techniques permettent de faire une maison à forte valeur patrimoniale (fortes sections des bois de structure, choix de bois durs classés imputrescibles) 

En sus, la structure porteuse faite de grosses sections permet un ajout de baies, fenêtres, d'où une maison très agréable pour vivre et y habiter,

comme cette maison dont la photo cloturera cette note

 

DINAMARCA-MANCINI 349.jpg 

 

 

 

 

 

Remarque; les bois choisis sont l'angelim et le grappa. Ces bois sont exploités dans des forêts cultivées et certifiées via l'IBAMA. La déforestation de la forêt amazonienne, qui, bien que ralentie, reste un fléau pour notre planête, et je ne voudrai pas par le commerce de bois du Brésil, être un acteur dans ce processus. La forêt non cultivée et qui reste un vaste territoire colorié en vert sur nos cartes et mappemondes n'est pas économiquement rentable à exploiter pour des bois de structure (diversité des essences, condition d'accès impossible hors travaux de génie civil). Ici, la déforestation se fait bien davantage par le feu pour y implanter des hévéas,  plus aujourd'hui par des palmiers à palme pour produire nos "biocarburants" (bio dans le concept, pas bio dans les conséquences). Je pense avoir répondu ici à maint et maint questions qui me sont sinon posés sur ce sujet. Bien cordialement.

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